Les métiers de mes rêves

Les métiers de mes rêves

Rotring, 22 x 21 cm, 2015

Ce projet soulève une question que l’on me pose régulièrement à propos de mon parcours : pourquoi avoir choisi la voie artistique, si incertaine ? En y réfléchissant, il y avait beaucoup d’autres métiers dans lequel j’aurais pu être très douée, je les ai donc illustrés à travers cette série. Tous ces métiers n’existant bien évidemment pas, c’est leur absurdité qui fait ressortir le fait que finalement je n’aurais pas pu faire autre chose que du dessin. Néanmoins ces métiers imaginaires me sont extrêmement personnels étant donné qu’ils font, soit référence à mes souvenirs, soit constituent des déviations de métiers réels qui auraient été susceptibles de m’intéresser; mais que l’on ne peut exercer qu’en passant par la filière scientifique, qui n’était pas du tout la mienne (dentiste, psychiatrie, taxidermiste, scientifique / explorateur animalier).

  1. Créatrice de monstres : ce métier est inspiré d’une de mes grandes passions depuis toute petite : les monstres. J’en invente régulièrement par le dessin mais aussi en volume. Certains des monstres de cette illustration sont donc bel et bien présents chez moi en chair et en os, ou presque.
  2. Eleveuse de dents : je rêve très régulièrement que je perds mes dents, à chaque fois de façons très différentes, mais le soulagement lorsque je me réveille et que je réalise qu’il ne s’agissait que d’un rêve est toujours le même. Afin d’apprivoiser mon rêve, ma peur, j’ai donc envisagé de devenir éleveuse de dents.
  3. Goûteuse de maladies : la psychiatrie est un domaine qui m’a toujours fascinée. Mes capacités en sciences étant plutôt sujettes à caution, mais cependant très désireuse de faire avancer la médecine : j’eus l’idée de potions capables de nous mettre à la place du patient, le temps de quelques heures pour mieux comprendre sa façon de penser.
  4. Attrapeuse de mouches à mains nues : enfant, je possédais un talent rare que beaucoup m’enviaient : j’attrapais les mouches d’un coup de main, et je les enfermais dans ma boîte d’allumette. Un jour, n’ayant pas de boîte sur moi, je l’ai blottie dans ma chaussette. Malheureusement mon cours de sport de l’heure suivante lui fut fatal, c’est ma mère qui retrouva son corps inerte en retournant ladite chaussette.